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mardi 23 juin 2009

Russie

La «veuve noire» semait la terreur chez les hommes

Après des mois d’enquête, une jeune Russe qui est suspectée d’avoir fait subir les pires sévices à une dizaine d’hommes a finalement été arrêtée.


Valeria K., 32 ans, surnommée la «veuve noire» a été arrêtée la semaine dernière. - Photo: dr

Valeria K., 32 ans, a été arrêtée la semaine dernière par la police de Tambov, une ville située à 480 km au sud-est de Moscou. Elle est accusée d’avoir commis des abus sexuels sur une dizaine d’hommes, tous âgés entre 25 et 35 ans.

Interrogés à son sujet, les amis de la femme ont avoué que cette dernière était une fan de films d’horreur, et qu’elle collectionnait les araignées, ce qui lui a valu le surnom de «veuve noire» par les médias russes.

La technique qu’utilisait Valeria pour attirer les proies dans sa toile était simple. Elle approchait ses victimes dans les bars, avant de les inviter à la maison. Là, elle leur offrait une boisson alcoolisée dans laquelle elle mettait de la drogue ou un puissant somnifère. Une fois endormi, la femme pouvait se déchaîner sur l’homme qu’elle venait d’attraper.

Valeria est notamment soupçonnée d’avoir tailladé le pénis de Denis F., 29 ans, ainsi que d’avoir arraché, à l’aide d’une pince, les testicules de Ayrtom Z, 32 ans. C’est ce dernier cas qui a permis à la police d’arrêter la jeune femme. Invité par cette dernière pour faire une partie à trois, un ami d’Ayrtom ne s’est pas rendu chez elle. Et, ne voyant pas revenir Ayrtom le lendemain, il a alerté la police.

Les neuf autres hommes s’en sont tirés avec moins de séquelles que Denis et Ayrtom, mais tous ont dû passer un séjour plus ou moins long à l’hôpital. La dixième victime n’a elle pas porté plainte. Elle a affirmé avoir apprécié le traitement infligé par Valeria. «La prochaine fois je ne veux plus de somnifère», a-t-elle dit au site russe life.ru.

mardi 9 juin 2009

Affaire Dray: Dominique Sopo et les membres de la direction de SOS-Racisme en garde à vue

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, ainsi que cinq des principaux dirigeants de l'association antiraciste ont été placés en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la Brigade financière à Paris. Ils sont interrogés dans le cadre de l'enquête préliminaire visant le député de l'Essonne Julien Dray.

Les policiers cherchent notamment à savoir de quelle manière SOS Racisme aurait pu alimenter les comptes personnels du député. Ce dernier, qui conteste publiquement toute malversation, pourrait être interrogé à son tour «dans les toutes prochaines semaines», indique-t-on au parquet.

Entendus par les enquêteurs ces dernières semaines, nombre de ses amis ont reconnu lui avoir octroyé plusieurs prêts et dons, soit directement, soit par le biais de SOS Racisme ou de l'organisation syndicale lycéenne FIDL.

A l'issue de cette procédure, le procureur de Paris Jean-Claude Marin pourrait décider de classer le dossier ou d'ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction indépendant.

dimanche 10 mai 2009

L'Egypte, destination vacances pour petites filles à exciser

« Que se passe-t-il en Europe ? Pourquoi ces familles installées depuis des années hors d'Egypte renvoient encore leurs filles pour se faire mutiler ici ? » Telle est la question du docteur Ismail Ayman qui opère à Assiout en Haute-Egypte, à propos de l'efficacité en Europe des campagnes de sensibilisation contre l'excision.

Travaillant depuis plus de vingt ans dans le développement, ce responsable de programme pour l'organisation humanitaire Plan international, expert en campagnes anti-excision, rappelle que, dans son pays, il a fallu un constant réajustement des stratégies de coopération entre ONG et gouvernement pour faire évoluer les mentalités. Ainsi qu'un travail soutenu avec les communautés locales et des ressources médiatiques considérables. Pourtant, 50% des petites Egyptiennes ont encore leurs organes génitaux externes arbitrairement mutilés avant l'âge de 12 ans.

Eduquer la population reste la clé du changement. « La question de l'excision est à l'ordre du jour du gouvernement depuis presqu'un siècle, » affirme Ayman :

« Nous traitons l'excision en parallèle avec d'autres formes de violence faites aux petites filles comme le mariage précoce. Grâce à notre travail d'éducation, une fatwa fût émise en 2007 permettant que, l'année suivante, le gouvernement se décide à voter une loi interdisant et pénalisant l'excision sans appel. »

Cependant, l'application des lois sur le terrain ne reflète pas toujours les décisions officielles. Ayman décrit qu'hormis le poids classique des traditions et des trop nombreuses conceptions erronées de la sexualité féminine, il reste le phénomène alarmant de la médicalisation de l'excision :

« On constate qu'il y a de plus en plus de médecins qui, pour des raisons financières, n'hésitent pas à la pratiquer. Avant que la loi soit votée, un médecin gagnait 50 livres égyptienne (6,8 euros) pour l'opération. Maintenant il peut gagner jusqu'à 200 livres (27 euros). »

Le salaire moyen mensuel d'un docteur diplômé en Egypte est de 220 livres.

Voyage vers l'Orient pour éviter la justice française

La France reste le seul pays d'Europe occidentale qui, sans pourtant disposer d'une législation spécifique sur ce sujet, traduit en justice parents et exciseuses. Ainsi on peut comprendre l'obligation pour certaines familles de profiter d'un séjour dans leur pays d'origine pour perpétuer leurs « traditions ».

On compte 55 000 femmes excisées en France et environ 35 000 petites filles courraient ce risque. En réponse à cette menace permanente, une nouvelle campagne gouvernementale a été lancée en avril contre l'excision et le mariage forcé en prévision de vacances d'été encore bien sanglantes et douloureuses pour ces enfants extrêmement vulnérables.

Intitulée « briser la loi du silence », cette campagne encourage les petites filles à parler et leur donne des contacts et conseils utiles pour notamment se protéger pendant un séjour à l'étranger. Elle insiste notamment sur le fait que les « mutilations sexuelles féminines sont punies par la loi » car la crainte d'être condamné devrait dissuader les familles de commettre ce crime.

Quand bien même la loi française aide considérablement à réduire le nombre de crimes commis sur son territoire, la disparition de l'excision ne peut aboutir que par l'éducation des adultes en tout premier lieu car, ici comme ailleurs, la décision se prend au niveau parental. On soulignera la difficulté d'agir volontairement pour ses droits et sa propre protection lorsqu'on est une enfant de 3 à 14 ans.

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