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jeudi 2 juillet 2009


Kelly Rowland ne voulait pas «être aussi noire»

La chanteuse révèle son enfance douloureuse, durant laquelle elle n’acceptait pas son physique.


«A l’école, il y avait tellement de pression que j’ai fait une crise d’identité lorsque j’étais enfant», a déclaré Kelly Rowland au magazine Heat. «J’étais dans un collège où il n’y avait que des Blancs et dans lequel j’étais la seule Noire», poursuit l’ex-chanteuse du groupe Destiny’s Child. «Je me souviens avoir pensé: «Je ne veux pas être aussi noire que je le suis, je veux une peau plus claire.» En fait, je ne voulais pas être moi.»

C’est la mère de son amie Beyoncé, Tina Knowles, qui a redonné confiance à Kelly. «Elle m’a assise devant un miroir et m’a dit: «Kelly, regarde comme tu es jolie!» Je me suis alors enfin sentie bien dans ma peau», raconte la belle Américaine qui cartonne avec son single «When Love Takes Over», en duo avec David Guetta. «En grandissant, je me suis acceptée en tant que femme», explique encore la célibataire de 28 ans.

«Je me suis regardée dans une glace et je me suis dit: «Je suis Kelly et Kelly n’est pas si mal.» Je pense que c’est important de le répéter à nos filles, dit-elle. Nous sommes toutes spéciales et nous ne sommes pas toutes censées nous ressembler.»

mardi 9 juin 2009

Affaire Dray: Dominique Sopo et les membres de la direction de SOS-Racisme en garde à vue

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, ainsi que cinq des principaux dirigeants de l'association antiraciste ont été placés en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la Brigade financière à Paris. Ils sont interrogés dans le cadre de l'enquête préliminaire visant le député de l'Essonne Julien Dray.

Les policiers cherchent notamment à savoir de quelle manière SOS Racisme aurait pu alimenter les comptes personnels du député. Ce dernier, qui conteste publiquement toute malversation, pourrait être interrogé à son tour «dans les toutes prochaines semaines», indique-t-on au parquet.

Entendus par les enquêteurs ces dernières semaines, nombre de ses amis ont reconnu lui avoir octroyé plusieurs prêts et dons, soit directement, soit par le biais de SOS Racisme ou de l'organisation syndicale lycéenne FIDL.

A l'issue de cette procédure, le procureur de Paris Jean-Claude Marin pourrait décider de classer le dossier ou d'ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction indépendant.

jeudi 21 mai 2009

Suisse: Dieudonné Traité de «nègre» à la Télévision!
Traité de «nègre» à l’antenne, l’humoriste Dieudonné avait porté plainte contre des propos tenus lors d'une émission de la TSR (Télévision Suisse Romande).

«Propos inappropriés et maladroits, mais en aucun cas pénaux»: le procureur général Daniel Zappelli a ainsi tranché l’affaire Dieudonné. Le chef du Parquet vient de classer la plainte pénale déposée par l’humoriste Dieudonné contre l'animateur de la RSR et coproducteur de la Revue de Genève. Participant à l'émission Tard pour bar le 27 novembre, Pascal Bernheim l’avait traité de «nègre». Ironie du sort, ce soir-là, l’émission portait sur le thème: «Peut-on rire de tout?» Par la suite, Pascal Bernheim avait admis avoir fait un «gag à deux balles, manquant totalement de clairvoyance», relève Daniel Zappelli dans sa décision: «Il a souhaité via internet faire part de ses regrets et présenter des excuses publiques. (…) Ce qui a permis de réparer la lésion alléguée à l’honneur du plaignant.»

Selon l’ordonnance de classement, que nous nous sommes procurée, il n’est pas démontré que le producteur ait eu la réelle intention d’injurier, voire de diffamer, ni de rabaisser en raison de la race. Le Parquet conclut donc que les mots prononcés relèvent plus de la boutade spontanée et provocatrice.En revanche Daniel Zappelli avertit Pascal Bernheim, défendu par Mes Charles Poncet et Christian Luscher: «En cas de répétitions de ses «plaisanteries», il sera difficile d’alléguer une absence d’intention dolosive. Sous l’angle pénal, on ne peut pas rire de tout, surtout si la «plaisanterie» est répétitive.»

En février dernier, l’humoriste avait déposé plainte via son avocat Me Jacques Barillon. Pour l’humoriste et son défenseur, qui n’étaient pas parvenus à trouver une entente avec la Télévision suisse romande (TSR) malgré une médiation le 11 février, Pascal Bernheim avait «intentionnellement» injurié le premier: «Retenir une absence d’intention reviendrait à assurer l’impunité à tout auteur d’une injure qui, après l’avoir proférée, plaiderait que son intention n’était pas d’injurier la victime. » Les regrets exprimés par Pascal Bernheim n’ont jamais convaincu Dieudonné. Lors de son passage à Genève, début février, l’humoriste, lui-même controversé pour ses remarques sur les juifs, se disait «heurté par les communautaristes qui ne voient le monde qu’à travers le prisme de leur communauté». Satisfaits du classement, Mes Poncet et Luscher relèvent que le procureur général "n'est pas tombé dans le piège de Dieudonné".

Comme quoi on peut traiter les Africains de tous les noms en Suisse, ce n'est pas grave.
Et vous qu'en pensez-vous, que faire?

vendredi 15 mai 2009

CAMEROUN
LE SCANDALE DES DISCRIMINATIONS DANS LES CONCOURS D’ENTREE A L’ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ET DE MAGISTRATURE

Après avoir minutieusement analysé les résultats des admissibilités du concours de l’ENAM pour l’année académique 2008/2009 publiés dans le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, la Commission Indépendante contre la corruption et la discrimination attire l’attention nationale et internationale sur les graves conséquences à brève échéance, des discriminations pratiquées dans le recrutement et la formation des cadres de la fonction publique du pays. Ces agissements criminels durent depuis au moins deux décennies, et ont abouti à créer au Cameroun, la même situation qui avait entraîné le déclenchement du génocide au Rwanda.

Le pouvoir d’Etat, l’administration publique, les corps de sécurité, et même le corps judiciaire, sont presque déjà tenus par un seul groupe ethnique, pendant que d’autres groupes, particulièrement ceux de l’Ouest, sont exclus. Il existe dorénavant au Cameroun, une tribu de commandeurs et une autre tribu de commandés.

La Commission constate ainsi, que le Groupe tribal Béti, constitue presque 60% de tous les candidats admissibles au concours de l’ENAM, alors même qu’il est largement minoritaire en nombre de sujets dans le pays. Ce pourcentage est atteint, après une évolution savamment planifiée d’une année à l’autre, de 35% - 45% entre 1990 et 2000, à 50 – 60% entre 2000 et 2008.

Face à cette situation, la Commission a saisi les plus hautes autorités de l’Etat et de la République sans succès. Aucune réponse claire n’est parvenue à la Commission, et le Directeur Général de l’ENAM, n’a trouvé pour ultime alternative, que de saisir la police, pour demander implicitement, l’interpellation et des pressions contre les dirigeants de l’Organisation.

La Commission rappelle, que la pratique systématique et planifiée des discriminations, procède du crime contre l’humanité et de la violation d’une multitude de conventions internationales dont le Cameroun est signataire.

La Commission informe l’opinion nationale et internationale, qu’en guise d’ultime effort, elle a saisi l’organe gouvernementale des droits de l’Homme et des libertés d’une requête à toutes fins de droit d’une part, et exercé un recours gracieux auprès du ministère de la fonction publique d’autre part. Si aucune réponse satisfaisante n’est obtenue en retour, la Commission après avoir respecté les délais prescrits pas la loi, engagera les actions fortes ci-après :

1- Au plan national, la saisine de la Chambre administrative de la Cour suprême

2- Au plan international : la saisine du Haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme ; la saisine de la Cour Africaine des droits de l’Homme

3- La sensibilisation des principaux partenaires diplomatiques et économiques du Cameroun

4- La mobilisation internationale de la société civile

A toutes fins utiles, la Commission précise que ses différents rapports d’activité depuis 2003, montrent qu’elle a de façon régulière et constante, essayé vainement d’éveiller l’attention du Gouvernement camerounais sur les graves conséquences de sa politique planifiée de discrimination.

jeudi 14 mai 2009

La police a bloqué Dieudonné
A l'arrière de son «Dieudonné bus», le sulfureux «humoriste» se frotte les mains. «Comme campagne promotionnelle, c'est pas mal !», s'esclaffe-t-il, avec «la sensation d'être dans une grande farce». L'escorte policière et ses lumières bleues de gyrophares accompagnent l'ancien car scolaire réaménagé en théâtre mobile et customisé pour la campagne avec des affiches des spectacles de Dieudonné. Le candidat en Ile-de-France, pour les européennes, et ses coéquipiers «antisionistes» ont été temporairement bloqués, hier, par des policiers avant de pouvoir déposer leur liste au ministère de l'Intérieur. Une «manière un peu hollywoodienne de nous barrer la route», commente-t-il.

Dès son départ du théâtre parisien de la Main d'or, le bus, qui devait arriver pour le dépôt de la liste à 11 heures, avait pris du retard. Est-ce pour éviter qu'il stationne deux heures devant le ministère de l'Intérieur, alors que son bureau ferme entre midi et 14 heures, que le bus a été bloqué à hauteur de Champs-Elysées-Clemenceau ?Une intervention aussi liée à des contraintes de sécurité ?«Evidemment», se contente de lâcher un policier, stoïque. «On nous a d'abord empêchés de sortir», raconte l'un des passagers. Une fois sur le trottoir, ceux-ci se retrouvent entourés par un cordon de policiers.

Dieudonné, lui, garde son calme. Et pour cause, la «démonstration de force» policière tourne, pour lui, au coup de promo inespéré. Déjà dans le viseur du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui avait annoncé vouloir étudier la possibilité d'interdire sa liste, il voit dans ce blocage le signe que «sa liste dérange les sionistes, qui la placent au centre de cette campagne un peu morne». Se victimisant, il vante «la liste antisystème, la seule que le système veut interdire». «Médiatiquement, on n'en sort pas perdants», renchérit un proche.