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lundi 15 juin 2009

Omar Bongo, Elf et la France : le pacte de corruption

Albert Bernard Bongo, Omar Bongo, Omar Bongo odimba, El Hadj Omar Bongo, les dollars du pétrole gabonais et les financements de partis français… Des faits malgré les dénégations.

Omar Bongo, corrupteur ? Le Gabon, émirat pétrolier ? Les campagnes électorales financées par des fonds africains ? Vous n'y pensez pas bonnes gens ! Face aux dénégations multiples des hommes politiques, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, en passant par le timide Parti socialiste, Rue89 exhume quelques courriers du Vieux sage, époque Elf-Aquitaine. Souvenirs, souvenirs…

Le « protocole Guillaumat » des années 1970

Le pacte de corruption date des années 70 et s'appelle le « protocole Guillaumat ». Du nom de ce grand commis de l'Etat, homme du renseignement, nucléocrate et surtout architecte de l'empire pétrolier tricolore. Conséquence directe des chocs pétroliers qui ont vu de petits états africains devenir en quelques mois des magnats de l'or noir, le système consiste à rendre opaques les revenus du pétrole pour alimenter les caisses noires du chef de l'Etat.

Il existe alors trois mécanismes distincts :

  1. les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;
  2. les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;
  3. les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d'Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d'intérêts.

Un système inventé par les Saoudiens et récupéré par Bongo

Précision : ce système n'a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani. Le président du Gabon va avoir l'intelligence c'est selon...) d'adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.

Ainsi, dans les deux premières lettres de 1987 et 1991 que nous dévoilons, le président Bongo fixe pour Elf Gabon le montant de l'abonnement :

« Nous vous autorisons à verser à votre société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se feront sur une base trimestrielle, sont des charges déductibles (un dollar/baril). »

Cet argent est ensuite reversé sur le compte personnel d'Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein. Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d'Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier :

« Parce qu'il s'agit d'une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »

L'argent de la corruption est défiscalisé en France

Détail : l'argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu'en France, comme en atteste l'instruction N°1 -non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d'Elf à partir d'août 1993.

Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié. Il concerne une poignée d'hommes au sommet de la direction d'Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier :

« M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. »

Rien n'empêche les « bénéficiaires » de reverser leurs pots-de-vin à qui ils veulent… Notez qu'en 1993, le président du Congo est Pascal Lissouba, le tombeur de Denis Sassou N'guesso qui reviendra au pouvoir en 1997.

Un système privatisé à partir de 1994

Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux ». Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d'Elf Gabon, a quitté la direction d'Elf. Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet.

Au même moment, le 13 décembre 1996, il écrit à Philippe Jaffré pour confirmer le montant des « abonnements » négociés :

« Nous vous confirmons que les montants qu'il convient de prélever pour les frais commerciaux sont d'environ dix millions de dollars US par trimestre. »

Enfin, dans un dernier courrier non daté mais postérieur aux deux autres, le président du Gabon donne pour instructions à ces missi dominici de liquider « Elmora, Versima, Ferana », trois de ses « Anstalten » personnelles.

La curiosité persistante des magistrats de l'affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l'audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d'un mois. Toutes les archives ont été nettoyées. Trop de noms sur les bordereaux de compte…

A Suivre....

mardi 9 juin 2009

Affaire Dray: Dominique Sopo et les membres de la direction de SOS-Racisme en garde à vue

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, ainsi que cinq des principaux dirigeants de l'association antiraciste ont été placés en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la Brigade financière à Paris. Ils sont interrogés dans le cadre de l'enquête préliminaire visant le député de l'Essonne Julien Dray.

Les policiers cherchent notamment à savoir de quelle manière SOS Racisme aurait pu alimenter les comptes personnels du député. Ce dernier, qui conteste publiquement toute malversation, pourrait être interrogé à son tour «dans les toutes prochaines semaines», indique-t-on au parquet.

Entendus par les enquêteurs ces dernières semaines, nombre de ses amis ont reconnu lui avoir octroyé plusieurs prêts et dons, soit directement, soit par le biais de SOS Racisme ou de l'organisation syndicale lycéenne FIDL.

A l'issue de cette procédure, le procureur de Paris Jean-Claude Marin pourrait décider de classer le dossier ou d'ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction indépendant.

lundi 8 juin 2009

> Omar Bongo Ondimba: Suites à 3200 Euros pour l'entourage du président Bongo à Barcelone
La santé du plus ancien chef d'Etat du monde est "très détériorée".Caviar et suites à 3200 euros pour l'entourage du président gabonais Omar Bongo à Barcelone.

La cohorte d’accompagnateurs du président gabonais Omar Bongo, hospitalisé depuis le 6 mai à Barcelone, ne se prive d’aucune espèce de luxe, en consommant du caviar tout en occupant les plus belles chambres du prestigieux Hôtel Juan Carlos, selon le personnel de l’établissement.

Dans une discrétion certaine, ce sont ainsi 40 à 50 personnes proches du président gabonais, qui nagent dans un luxe en parfait décalage avec la rigueur propre aux temps de crise. Admis dans un état grave dans les services de soins intensifs de la clinique Quirón de la capitale catalane, M. Bongo, âgé de 73, est aujourd’hui le chef d’Etat à la longévité la plus longue dans sa fonction, occupée depuis 1967 par l’entremise du Général De Gaulle.

Son état de santé réel fait l’objet de spéculations, positives et négatives, contrastées d’une capitale à l’autre : à Barcelone, selon une source proche de l’imposant entourage présent, la situation physique du dirigeant africain est « très détériorée ». Le train de vie de l’entourage de M. Bongo suscite de nombreuses interrogations, en raison du mystère concernant le nombre de chambres et de suites occupées, dotées, pour certaines, d'un tarif quotidien de 3200 euros.

mardi 12 mai 2009

USA: Ancien Joueur de NBA Dave Bing maire de Detroit

L'ancien joueur des Detroit Pistons, Dave Bing a été élu maire de Detroit lors d'élections hors calendrier électoral qui avaient pour but de remplacer l'ancien maire, Kwane Kilpatrick, emprisonné pour avoir fait obstruction à la justice concernant une aventure qu'il aurait eu avec son assistante.

L'homme d'affaires agé de 65 ans, a obtenu la majorité des votes (52.3%) et occupera le poste de maire pendant au moins huit mois. Toutefois, la légende des Detroit Pistons devra se représenter lors des élections de novembre pour obtenir un mandat normal de 4 ans.

Dave Bing, qui compte 12 saisons en NBA, a joué neuf ans pour les Pistons de Detroit. Après sa carrière sportive, il a fondé le groupe industriel spécialisé dans la métallurgie: http://binggroup.com