mardi 23 juin 2009

Areva-Nucléaire-Niger

Le gouvernement français veut "mater" la rébellion touareg

Le groupe nucléaire français Areva et l'un de ses cadres dirigeants étaient poursuivis mardi 23 juin devant le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la discrimination contre les Touareg du Niger.

Le directeur de la protection du patrimoine et des personnes à Areva, l'ancien amiral Thierry d'Arbonneau, est accusé d'avoir appelé le gouvernement français à aider le Niger à "mater" la rébellion touareg, le 21 octobre 2008. Ses propos avaient été rapportés par l'hebdomadaire Le Canard enchaîné du 5 novembre 2008.

Il était cité à comparaître, ainsi qu'Areva en tant que personne morale, par l'association Alhak-en-Akal, défendant la société civile touareg du Niger, ainsi que par l'association allemande Menschenrechte 3 000 EV. Le jugement de la 17e chambre correctionnelle sera rendu le 15 septembre.

Numéro un mondial du nucléaire civil et premier employeur privé du Niger, Areva exploite dans ce pays plusieurs gisements d'uranium. Depuis début 2007, les autorités du Niger, troisième producteur mondial d'uranium, sont confrontées aux actions de la rébellion touareg qui réclame une plus grande part pour les populations locales des bénéfices tirés de cette exploitation.

Conte de fée

Cendrillon à Harvard

Une jeune noire sans-abri a obtenu le graal en s’inscrivant après des années d’efforts dans la plus prestigieuse université au monde, Harvard.


Khadijah Williams, 18 ans. - Photo: dr

Khadijah Williams, 18 ans, est noire, pauvre, sans abris et née d’une fille mère. Son avenir pouvait difficilement être rose, et pourtant!

Surnommée «la fille intelligente» ou la «fille d’Harvard» par ses proches, la jeune femme vient de passer brillamment l’examen d’admission à Harvard. Elle s’apprête désormais à intégrer l’une des universités les plus prestigieuses au monde. Mais l’établissement sera également sa première demeure fixe.

«Elle étudiait au milieu des ordures en côtoyant au quotidien des clochards, des dealers et des prostituées», a raconté sa mère au quotidien Seattle Times. Khadijah n’a jamais pu passer plusieurs semaines par année à l’école en changeant plus de 12 établissements en 12 ans.

Mais la future universitaire savait qu’elle avait un don. A l’âge de 9 ans, elle avait passé un test scolaire et le commentaire écrit par les professeurs était sans appel: «Seule une personne sur 10 000 peut obtenir un tel résultat», pouvait-on y lire.

Kadijah avait le choix de son université. Elle a passé brillamment d’autres examens d’admission. On l’avait d’ailleurs acceptée dans une vingtaine d’autres établissements, dont ceux de Columbia et Amherst. Mais elle a finalement décidé de se rendre à Harvard où peu de professeurs sont au courant de son parcours personnel.

«Je suis orgueilleuse de mon intelligence. Je ne veux surtout pas que certaines personnes pensent que je bénéficie de la pitié des gens», a-t-elle expliqué.

«Elle était tout simplement la meilleure candidate. Si nous ne l’avions pas prise, on aurait risqué de perdre la future Michelle Obama», a commenté élogieusement Julie Hilden, la femme qui a fait passer l’examen d’entrée à Kadijah.

Russie

La «veuve noire» semait la terreur chez les hommes

Après des mois d’enquête, une jeune Russe qui est suspectée d’avoir fait subir les pires sévices à une dizaine d’hommes a finalement été arrêtée.


Valeria K., 32 ans, surnommée la «veuve noire» a été arrêtée la semaine dernière. - Photo: dr

Valeria K., 32 ans, a été arrêtée la semaine dernière par la police de Tambov, une ville située à 480 km au sud-est de Moscou. Elle est accusée d’avoir commis des abus sexuels sur une dizaine d’hommes, tous âgés entre 25 et 35 ans.

Interrogés à son sujet, les amis de la femme ont avoué que cette dernière était une fan de films d’horreur, et qu’elle collectionnait les araignées, ce qui lui a valu le surnom de «veuve noire» par les médias russes.

La technique qu’utilisait Valeria pour attirer les proies dans sa toile était simple. Elle approchait ses victimes dans les bars, avant de les inviter à la maison. Là, elle leur offrait une boisson alcoolisée dans laquelle elle mettait de la drogue ou un puissant somnifère. Une fois endormi, la femme pouvait se déchaîner sur l’homme qu’elle venait d’attraper.

Valeria est notamment soupçonnée d’avoir tailladé le pénis de Denis F., 29 ans, ainsi que d’avoir arraché, à l’aide d’une pince, les testicules de Ayrtom Z, 32 ans. C’est ce dernier cas qui a permis à la police d’arrêter la jeune femme. Invité par cette dernière pour faire une partie à trois, un ami d’Ayrtom ne s’est pas rendu chez elle. Et, ne voyant pas revenir Ayrtom le lendemain, il a alerté la police.

Les neuf autres hommes s’en sont tirés avec moins de séquelles que Denis et Ayrtom, mais tous ont dû passer un séjour plus ou moins long à l’hôpital. La dixième victime n’a elle pas porté plainte. Elle a affirmé avoir apprécié le traitement infligé par Valeria. «La prochaine fois je ne veux plus de somnifère», a-t-elle dit au site russe life.ru.

samedi 20 juin 2009

Audrey Pulvar quitte France 3 pour i>Télé

Le site de Libération Ecrans révèle ce vendredi que la présentatrice du 19-20 de France 3, Audrey Pulvar, s'apprête à signer un contrat sur la chaîne d'info i>Télé (groupe Canal+). La journaliste, âgée de 37 ans, aux mannettes du JT de la Trois depuis quatre ans, a confirmé l'information à Télé89.

Très appréciée du public et de ses confrères de la chaîne, Audrey Pulvar avait eu un échange musclé avec Nicolas Sarkozy lors d'une fameuse interview du Président, le 30 juin 2008, à propos des clandestins. Elle revient sur cet épisode dans le documentaire « Sarkozy, vampire des médias », diffusé récemment sur la télévision suisse TSR.

Selon Libération, le départ de Pulvar de France 3 n'est pas du tout accepté en interne, où l'on parle de « gâchis ». Un anonyme déclare au quotidien :

« C'est politique. Patrick de Carolis veut être reconduit par Sarkozy après la fin de son mandat en 2010. »

Dans un communiqué, le syndicat national des journalistes de France 3 se demande « pourquoi la direction de France Télévisions a-t-elle gardé le silence sur l'étude d'image menée sur le 19/20 et dont les résultats sont connus depuis plusieurs semaines ? »

Ladite étude, « dont seule la synthèse a été communiquée en interne », établit que

« sur le national, Audrey Pulvar apparaît clairement comme un point fort du journal. Elle est appréciée par 88% des téléspectateurs ».

Le SNJ exige donc des explications de la direction de France Télévisions :

« Dans un contexte où les menaces de fusion des rédactions de la 2 et de la 3 ont refait leur apparition, le silence de la Direction sur les excellents résultats de cette étude prend des allures de véritable censure.

Une dissimulation qui conduit à penser que le départ de celle qui présentait le 19/20 depuis 4 ans arrange une Direction préoccupée par son seul souci de donner des gages à l'Elysée pour obtenir le renouvellement de son mandat en 2010.

Le SNJ exige de la direction de France Télévisions qu'elle s'explique sur cette
rétention d'information. »

Mis à jour le 19/6 à 18h58 avec le communiqué du SNJ.

lundi 15 juin 2009

Omar Bongo, Elf et la France : le pacte de corruption

Albert Bernard Bongo, Omar Bongo, Omar Bongo odimba, El Hadj Omar Bongo, les dollars du pétrole gabonais et les financements de partis français… Des faits malgré les dénégations.

Omar Bongo, corrupteur ? Le Gabon, émirat pétrolier ? Les campagnes électorales financées par des fonds africains ? Vous n'y pensez pas bonnes gens ! Face aux dénégations multiples des hommes politiques, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, en passant par le timide Parti socialiste, Rue89 exhume quelques courriers du Vieux sage, époque Elf-Aquitaine. Souvenirs, souvenirs…

Le « protocole Guillaumat » des années 1970

Le pacte de corruption date des années 70 et s'appelle le « protocole Guillaumat ». Du nom de ce grand commis de l'Etat, homme du renseignement, nucléocrate et surtout architecte de l'empire pétrolier tricolore. Conséquence directe des chocs pétroliers qui ont vu de petits états africains devenir en quelques mois des magnats de l'or noir, le système consiste à rendre opaques les revenus du pétrole pour alimenter les caisses noires du chef de l'Etat.

Il existe alors trois mécanismes distincts :

  1. les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;
  2. les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;
  3. les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d'Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d'intérêts.

Un système inventé par les Saoudiens et récupéré par Bongo

Précision : ce système n'a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani. Le président du Gabon va avoir l'intelligence c'est selon...) d'adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.

Ainsi, dans les deux premières lettres de 1987 et 1991 que nous dévoilons, le président Bongo fixe pour Elf Gabon le montant de l'abonnement :

« Nous vous autorisons à verser à votre société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se feront sur une base trimestrielle, sont des charges déductibles (un dollar/baril). »

Cet argent est ensuite reversé sur le compte personnel d'Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein. Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d'Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier :

« Parce qu'il s'agit d'une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »

L'argent de la corruption est défiscalisé en France

Détail : l'argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu'en France, comme en atteste l'instruction N°1 -non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d'Elf à partir d'août 1993.

Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié. Il concerne une poignée d'hommes au sommet de la direction d'Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier :

« M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. »

Rien n'empêche les « bénéficiaires » de reverser leurs pots-de-vin à qui ils veulent… Notez qu'en 1993, le président du Congo est Pascal Lissouba, le tombeur de Denis Sassou N'guesso qui reviendra au pouvoir en 1997.

Un système privatisé à partir de 1994

Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux ». Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d'Elf Gabon, a quitté la direction d'Elf. Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet.

Au même moment, le 13 décembre 1996, il écrit à Philippe Jaffré pour confirmer le montant des « abonnements » négociés :

« Nous vous confirmons que les montants qu'il convient de prélever pour les frais commerciaux sont d'environ dix millions de dollars US par trimestre. »

Enfin, dans un dernier courrier non daté mais postérieur aux deux autres, le président du Gabon donne pour instructions à ces missi dominici de liquider « Elmora, Versima, Ferana », trois de ses « Anstalten » personnelles.

La curiosité persistante des magistrats de l'affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l'audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d'un mois. Toutes les archives ont été nettoyées. Trop de noms sur les bordereaux de compte…

A Suivre....

mardi 9 juin 2009

Affaire Dray: Dominique Sopo et les membres de la direction de SOS-Racisme en garde à vue

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, ainsi que cinq des principaux dirigeants de l'association antiraciste ont été placés en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la Brigade financière à Paris. Ils sont interrogés dans le cadre de l'enquête préliminaire visant le député de l'Essonne Julien Dray.

Les policiers cherchent notamment à savoir de quelle manière SOS Racisme aurait pu alimenter les comptes personnels du député. Ce dernier, qui conteste publiquement toute malversation, pourrait être interrogé à son tour «dans les toutes prochaines semaines», indique-t-on au parquet.

Entendus par les enquêteurs ces dernières semaines, nombre de ses amis ont reconnu lui avoir octroyé plusieurs prêts et dons, soit directement, soit par le biais de SOS Racisme ou de l'organisation syndicale lycéenne FIDL.

A l'issue de cette procédure, le procureur de Paris Jean-Claude Marin pourrait décider de classer le dossier ou d'ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction indépendant.

lundi 8 juin 2009

> Omar Bongo Ondimba: Suites à 3200 Euros pour l'entourage du président Bongo à Barcelone
La santé du plus ancien chef d'Etat du monde est "très détériorée".Caviar et suites à 3200 euros pour l'entourage du président gabonais Omar Bongo à Barcelone.

La cohorte d’accompagnateurs du président gabonais Omar Bongo, hospitalisé depuis le 6 mai à Barcelone, ne se prive d’aucune espèce de luxe, en consommant du caviar tout en occupant les plus belles chambres du prestigieux Hôtel Juan Carlos, selon le personnel de l’établissement.

Dans une discrétion certaine, ce sont ainsi 40 à 50 personnes proches du président gabonais, qui nagent dans un luxe en parfait décalage avec la rigueur propre aux temps de crise. Admis dans un état grave dans les services de soins intensifs de la clinique Quirón de la capitale catalane, M. Bongo, âgé de 73, est aujourd’hui le chef d’Etat à la longévité la plus longue dans sa fonction, occupée depuis 1967 par l’entremise du Général De Gaulle.

Son état de santé réel fait l’objet de spéculations, positives et négatives, contrastées d’une capitale à l’autre : à Barcelone, selon une source proche de l’imposant entourage présent, la situation physique du dirigeant africain est « très détériorée ». Le train de vie de l’entourage de M. Bongo suscite de nombreuses interrogations, en raison du mystère concernant le nombre de chambres et de suites occupées, dotées, pour certaines, d'un tarif quotidien de 3200 euros.